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Histoire:

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Forfanterie+infantile= infanterie (ou forfantile)

26 09 07 - 13:15.

"Je n'ai pas aimé le dernier Nothomb". Voilà la dernière phrase à laquelle je me suis confronté. Avec cette grande force d'introspection, j'ai essayé de me souvenir depuis quand je n'avais pas ouvert un nouveau roman. Pour ce faire, j'ai pris l'âge de mon fils auquel j'ai ajouté le nombre d'années pendant lesquelles j'avais décidé de découvrir le programme télévisuel, j'ai additionné les quelques mois de révisions nocturnes pour des exams que je ratais et ça a donné un résultat assez élevé. J'ai donc décidé, pour me rassurer, de déduire les années de découverte des livres de ma descendance. Aussi, à toute la rentrée littéraire, je ne peux qu'opposer la critique d'un livre qu'il m'a été donné de lire plusieurs fois et c'est Bambi.

Nous voici en présence (pour peu que vous vous joignez à moi dans la lecture de ce récit) d'un texte bucolique et mélancolique. Vous noterez au passage sur quel mot on insiste pour décrire cette histoire car en effet, l'histoire est assez courante. Pour résumer, c'est la croissance d'un cerf en milieu forestier.

Pas de quoi en faire tout un foin (quoique le foin soit plutôt du champ lexical de la ferme) mais là où se trouve l'originalité c'est que ce cerf est doté de la parole, oui vous entendez bien, un cerf qui parle. Il y a tout un passage sur l'apprentissage du langage car il répète ce qu'on lui dit et on peut dire qu'il a de l'oreille, ce cerf humain (blague qui aurait été plus drôle au féminin).

Passons sur la bizarrerie de cette caractéristique pour revenir à notre propos, ce livre a une intensité dramatique non négligeable. Sans vouloir trop en dévoiler, un des parents, celui qui est femelle, est assassiné au milieu du livre. A partir de là, une grande place sera accordée au père de Bambi et à l'éducation qu'il lui donne. Et celle-ci se voudra ferme et sévère. C'est vers cette partie du livre que j'ai trouvé le récit un peu réac'.
Pourtant j'aurais dû m'en douter dès le départ. En effet, à la naissance de Bambi, tous les animaux accourent pour rendre hommage au "nouveau Prince de la forêt". Voici en quelque sorte la noblesse de sang qui serait restaurée.
Un peu plus tard, on voit le père de Bambi parader dans la forêt pour guetter l'approche des chasseurs pendant que la mère de Bambi promène son petit. Je ne sais pas pour vous mais moi, je traduis ça comme "les hommes au boulot et les femmes qui torchent les mioches".
Tout ça pour finir, sur le sauvetage de Bambi devenu adulte par son père vieillissant. Est-ce qu'on ne voudrait pas nous bassiner encore sur le mérite de nos aînés et leurs grandes capacités face aux difficultés nouvelles ?
Ainsi, pour toutes ses remarques, Bambi est à déconseiller au plus jeune âge et je ne le recommande qu'aux plus avertis des militants pour l'égalité sociale comme un vestige des temps passés qu'il faut enterrer avec ses partisans.

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Le subjonctif

25 09 07 - 18:03.

Après tout ce temps de silence, je me suis demandé pourquoi j'utilisais tant le subjonctif et si je l'utilisais à bon escient.

Cette réflexion m'est venue le jour où j'avais dit "j'ai préféré me taire avant qu'elle ne défaille" et là, une oreille curieuse était intervenue dans la conversation pour demander "c'est quel verbe 'défaille' ?". Le doute s'était alors inséré dans mon esprit comme les choses qu'on tient tellement pour sûres et dont on oublie de se remémorer d'où elles viennent.
J'ai donc vérifié que je ne perdais pas mon latin et oui, le subjonctif de défaillir donne bien défaille à la 3ème personne du singulier au subjonctif présent et oui, il faut bien utiliser le subjonctif après "avant que".

Ceci m'amène à conclure que :

1) on finit parfois par en oublier sa grammaire mais ce n'est pas pour autant qu'on devient indigent.

2) le subjonctif est le temps de l'éventualité, du doute, de la crainte, de la dénégation, du regret, de l'indignation, de la surprise, de l'admiration, du commandement, de la volonté, du souhait, du consentement et de la concession. Il est donc normal de l'employer fréquemment.

3) on cherche souvent à te faire douter et on y arrive bien souvent. Dans ces cas-là, tu ne fais plus rien et tu essayes de regagner de l'assurance pour rétorquer. Pas de bol, comme ça prend toujours longtemps dans mon cas, mon interlocuteur est toujours parti, comme vous, chers lecteurs qui avaient dû m'abandonner depuis le temps. Mais comme je me sens un peu ragaillardi, je vais pouvoir à nouveau utiliser mon subjonctif...

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