Comme une épée dans la mer
27 11 07 - 13:36.

Ce matin en écoutant les infos, j’apprenais que des insurgés de la périphérie parisienne avaient pris la rue d’assaut. Moi ça m’est arrivé il y a 6 mois. En effet, une envie irrépressible de manger des croissants m’a poussé à sortir dans la rue.
Nous étions un dimanche matin, j’étais là (et las) et le trottoir était vide. Seuls quelques promeneurs de chien solitaires se promenaient, la crotte à la main et les caniveaux se remettaient tout juste de leur nuit agitée par les fêtards du samedi soir qui ne sont pas avares de mégots et autres paquets de cigarettes vides.
J’en étais là (et pas las) de mes considérations quand une peinture effectuée à même le sol attira mon regard. Mes lèvres étant gercées par cet environnement peu réjouissant, je n’ai pas souri. Mais depuis quelques temps, j’ai l’impression que ce dessin urbain n’est pas si isolé dans cette grande rue du 7e arrondissement et qu’un mouvement se met en marche pour le relayer.
Mon passé me fait face
20 11 07 - 18:15.

Tout a commencé au cours d’une soirée où tout le monde parlait de tout et on a forcément abordé la question du n’importe quoi. Le sujet d’Internet a donc été évoqué et à la surprise générale, tout le monde appartenait à un site communautaire.
Là, je me suis rappelé d’une réflexion qui avait commencé à l’ouverture de la TV perso de Free. Je me souviens avoir allumé la télé là-dessus et avoir visionné pendant un bon quart d’heure une famille complète en pyjama qui faisait des grands signes en direct devant la caméra dans le lit conjugal. Ainsi, j’ai envie de dire que, dans dix ans, on aura des dossiers comme jamais auparavant sur tout le monde : leurs photos de vacances (merci flickr), leurs films perso où ils dansent la tektonik dans leur studio de 19m2 (merci youtube), leurs amis de l’époque (merci facebook), même leur CV pas encore trop trafiqué(merci viadéo) et leurs goûts musicaux datés (merci myspace).
Pour expliquer le problème de tout ça, je vais juste vous donner un exemple. Citez votre premier disque acheté et sans triche. Si, si le vrai premier disque, celui qui vous a ému alors qu’il allait à l’encontre du goût de vos parents qui ne voulaient donc pas vous le financer et vous avez dû piquer en plusieurs fois dans l’argent du pain pour satisfaire ce besoin irrépressible de posséder matériellement l’objet de votre affirmation personnelle de caractère.
Pour moi, c’était Kris Kross et dire que j’assume totalement est un bien grand mot.