A l'accordage
20 12 07 - 10:57.
Comment ne pas avoir tort quand toutes les personnes qui vous contredisent pensent avoir raison ?C’est la question que je me suis posée un mardi, mais vous dire la date je ne saurais plus. Je me souviens juste avoir envoyé un e-mail dans lequel figurait la phrase « nous nous sommes parlé » et un œil par-dessus mon épaule est venu s’écrier « é-s ». C’est là que la guerre a commencé et tout le monde est venu voir pour qui il voulait prendre parti. Le résultat était plutôt assez unanime contre moi et c’est à peu près à ce moment que je me suis demandé si c’était bien les meilleurs qui étaient du côté de la loi des plus forts.
Par esprit de vengeance différée (la seule que je connaisse n’ayant pas un esprit de contradiction assez vif), je tiens à poser la règle pour l’apprendre enfin par cœur car ça va toujours mieux en l’écrivant clairement et je pense qu’à l’avenir je concevrai mieux.
Cela concerne donc les verbes transitifs et intransitifs employés pronominalement.
Si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, on emploierait le verbe avoir mais ça ferait moche (comme de dire un « ar – en – ciel » ou « canal plu » car la consonne de la fin ne se prononce pas mais c’est une autre histoire avec d’autres protagonistes qui disaient « un coûtE » ou le symétrique de plus qui est « moinsse »). Donc, on utilise le verbe « être » mais on se pose les mêmes questions d’invariabilité qu’avec le verbe « avoir ».
Ainsi, le participe s’accorde en genre et en nombre avec le pronom si celui-ci est complément d’objet direct et dans le cas contraire, le participe est invariable.
Exemple : elle s’est jetée sur la voiture (Elle a jeté qui ? Elle. Tout le monde, alors, s’accorde à dire qu’elle est un peu conne, donc il y a accord).
Quand on a posé ce pavé dans la mare, les vagues qui résultent donne la règle suivante : les verbes qui ne peuvent avoir de complément d’objet direct reste invariable. Il en est ainsi de : se ressembler, se plaire, puis se parler, et se sourire, se mentir, puis se suffire alors il y a se déplaire, se succéder, se nuire et finalement se survivre (oui, les films d’amour utilisent beaucoup de participes passés invariables).
Voilà qui devait être dit, l’histoire n’explique toutefois pas pourquoi l’adjectif invariable est variable ou pourquoi la pilosité, c’est féminin. C’est la conclusion que je voulais avoir, on est peu de chose finalement et si il y avait moins de cons, on aurait plus froid l’hiver.