Le subjonctif
25 09 07 - 18:03
Après tout ce temps de silence, je me suis demandé pourquoi j'utilisais tant le subjonctif et si je l'utilisais à bon escient.Cette réflexion m'est venue le jour où j'avais dit "j'ai préféré me taire avant qu'elle ne défaille" et là, une oreille curieuse était intervenue dans la conversation pour demander "c'est quel verbe 'défaille' ?". Le doute s'était alors inséré dans mon esprit comme les choses qu'on tient tellement pour sûres et dont on oublie de se remémorer d'où elles viennent.
J'ai donc vérifié que je ne perdais pas mon latin et oui, le subjonctif de défaillir donne bien défaille à la 3ème personne du singulier au subjonctif présent et oui, il faut bien utiliser le subjonctif après "avant que".
Ceci m'amène à conclure que :
1) on finit parfois par en oublier sa grammaire mais ce n'est pas pour autant qu'on devient indigent.
2) le subjonctif est le temps de l'éventualité, du doute, de la crainte, de la dénégation, du regret, de l'indignation, de la surprise, de l'admiration, du commandement, de la volonté, du souhait, du consentement et de la concession. Il est donc normal de l'employer fréquemment.
3) on cherche souvent à te faire douter et on y arrive bien souvent. Dans ces cas-là, tu ne fais plus rien et tu essayes de regagner de l'assurance pour rétorquer. Pas de bol, comme ça prend toujours longtemps dans mon cas, mon interlocuteur est toujours parti, comme vous, chers lecteurs qui avaient dû m'abandonner depuis le temps. Mais comme je me sens un peu ragaillardi, je vais pouvoir à nouveau utiliser mon subjonctif...
quatre réflexions
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