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		<title>Sujets dans mes cordes</title>
		<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/index.php</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator></dc:creator>
		<dc:rights>Copyright 2008</dc:rights>
		<dc:date>2008-04-16T14:20:06+02:00</dc:date>
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		<item>
			<title>when Gods spell</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=19</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=19#comm</comments>
			<description>Samedi dernier, mon âme était à plat et mon éternelle envie d'ailleurs à son plus haut, j'ai donc pris mes cliques de souris pour atterrir (clac) sur la page de réservation des spectacles et acheter des billets pour un concert de Gospel.<br />
Après avoir tourné une cinquantaine de fois dans Paris, j'ai enfin trouvé une place pour me garer et j'ai pu arriver avec mon quart d'heure standard de retard.<br />
Le spectacle commençait tout juste et j'ai juste eu le temps de m'asseoir pour entendre le discours introductif.<br />
Le guitariste expliquait l'origine de cette musique. Elle était née parmi les esclaves qui y voyaient une sorte d'avant goût de Paradis dans leur Enfer. Je me suis assez rapidement approprié leur cheval de bataille et ça m'a vite mis en selle.<br />
La suite figure en vidéo. Le public s'est levé, a chanté, a tapé dans les mains, a tapé des pieds, a bougé sa tête.<br />
Je suis ressorti un peu plus libéré de tous les tracas du quotidien et ça devait sûrement être ça le but premier de ce genre de musique alors, comme je suis partageur, voilà un peu de liberté pour vous aussi.<br />
<br />
<div><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x52wt5&v3=1&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x52wt5&v3=1&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x52wt5_gospel_music"  rel='external'>Gospel</a></b><br /><i>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/deanskaia"  rel='external'>deanskaia</a></i></div></description>
			<guid isPermaLink="false">19@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Samedi dernier, mon âme était à plat et mon éternelle envie d'ailleurs à son plus haut, j'ai donc pris mes cliques de souris pour atterrir (clac) sur la page de réservation des spectacles et acheter des billets pour un concert de Gospel.<br />
Après avoir tourné une cinquantaine de fois dans Paris, j'ai enfin trouvé une place pour me garer et j'ai pu arriver avec mon quart d'heure standard de retard.<br />
Le spectacle commençait tout juste et j'ai juste eu le temps de m'asseoir pour entendre le discours introductif.<br />
Le guitariste expliquait l'origine de cette musique. Elle était née parmi les esclaves qui y voyaient une sorte d'avant goût de Paradis dans leur Enfer. Je me suis assez rapidement approprié leur cheval de bataille et ça m'a vite mis en selle.<br />
La suite figure en vidéo. Le public s'est levé, a chanté, a tapé dans les mains, a tapé des pieds, a bougé sa tête.<br />
Je suis ressorti un peu plus libéré de tous les tracas du quotidien et ça devait sûrement être ça le but premier de ce genre de musique alors, comme je suis partageur, voilà un peu de liberté pour vous aussi.<br />
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<div><object width="420" height="336"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x52wt5&v3=1&related=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x52wt5&v3=1&related=1" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="336" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br /><b><a href="http://www.dailymotion.com/video/x52wt5_gospel_music"  rel='external'>Gospel</a></b><br /><i>Uploaded by <a href="http://www.dailymotion.com/deanskaia"  rel='external'>deanskaia</a></i></div> ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2008-04-16T11:28:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>PéNiBle</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=18</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=18#comm</comments>
			<description>Et je commence l’année sur une déclaration entendue hier et que je retranscris ici :<br />
<br />
« Et c’est avec la même volonté de mettre en œuvre une politique de civilisation que je souhaite engager une réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives car si nous restons prisonniers de la vision restrictive du PNB, nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de penser. Si les critères, si les indicateurs [reprise du texte] de la richesse restent les mêmes comment allons-nous changer notre façon de produire et notre façon de réfléchir ?<br />
Pour tout changer [petit coup dans le micro], nous avons besoin d’abord de changer nos critères de jugement, nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité.<br />
Si nous voulons favoriser un autre type de croissance, il faut changer notre instrument [petite défaillance] de mesure de la croissance. Là encore la France veut donner l’exemple en prenant l’initiative de réunir un groupe d’experts [passage lu rapidement] internationaux de très haut niveau pour réfléchir aux limites de notre comptabilité nationale et du PNB et à la meilleure manière de les surmonter pour que la mesure du progrès économique soit plus complète, pour qu’elle prenne mieux en compte les conditions réelles et la qualité de vie des français qui n’en peuvent plus [passage réapproprié] de l’écart grandissant entre des statistiques qui affichent un progrès continu et des difficultés croissantes qu’ils éprouvent dans leur vie quotidienne.<br />
Ca mine la confiance car plus personne ne croit dans les statistiques.<br />
[Prenant un ton sentencieux] Deux prix Nobels d’économie qui ont beaucoup travaillé sur ces questions ont accepté [un silence] de conduire cette réflexion, Amartya Sen a accepté de m’apporter ses conseils et Joseph Stiglitz de présider le comité d’experts.<br />
Je les en remercie, leurs compétences internationales seront extrêmement précieuses pour la définition de ces nouveaux critères.<br />
[Grand soupir de soulagement, ouf c’est passé] »<br />
<br />
Alors non ça n’est pas passé et j’aimerais vraiment revenir sur ce pan du discours car la matière qu’elle vise ne m’est pas complètement étrangère.<br />
Il est très étrange dans tout ce verbiage que l’orateur ait pris pour cible le PNB (ou produit national brut) car un économiste pour mesurer la performance utilise le PIB (ou produit intérieur brut). Mais peut-être n’est-ce pas du tout une erreur.<br />
<br />
En effet, si l’on veut schématiser, le PNB En France est l’ensemble des revenus de tous les français. Il est calculé tous les ans et sert à des obsédés du chiffre et de la virgule à sortir le top 50 des pays riches. Le PIB sert à mesurer la croissance économique d’un pays en ajoutant toute la création de valeur d’une année. Ce calcul peut être obscur mais il faut se rappeler que l’on paye tous une Taxe sur la Valeur Ajoutée et donc cette valeur ajoutée devient plus facile à cerner.<br />
<br />
Tout économiste sait que le PNB ne veut rien dire à lui tout seul et ça n’est pas nouveau, ça date même du collège en quatrième (promotion 1989) où mon prof d’histoire géo M. Fortier semblait plus moderne que mon président actuel.<br />
C’est donc le PIB qui est scruté scrupuleusement par nos économistes de politique chaque trimestre pour nous dire selon l’évolution de ce PIB si nous sommes en train de voir ce chiffre beaucoup augmenter ou faiblement augmenter mais il semble aujourd’hui acquis que ce chiffre ne peut qu’aller de l’avant.<br />
Ne pas avoir utilisé le terme « PIB » ne me semble pas innocent du tout car ce critère ne va justement pas être remis en question.<br />
Pourtant, il m’a été expliqué un peu après mon collège les conséquences d’une société obsédée par sa croissance :<br />
<br />
1.	Il peut y avoir une élévation du niveau de vie.<br />
<br />
2.	La redistribution des revenus sera plus aisée.<br />
<br />
Mais :<br />
1.	La croissance ne supprime pas les inégalités<br />
<br />
2.	La croissance fait naître une nouvelle pauvreté. La croissance des pays de l’Ouest est fondée sur le profit, et pour l’essentiel sur l’économie de marché qui satisfait d’abord les besoins solvables. L’interventionnisme économique en matière de revenus laisse subsister une pauvreté relative : celle qui touche les personnes qui ne bénéficient pas de la qualité de vie connue de la majorité des citoyens.<br />
De plus, la sensibilité à l’inégalité s’accroît dans une société fondée sur la consommation.<br />
Enfin, une partie de la nouvelle pauvreté n’est pas due à la faiblesse des revenus mais à l’existence de multiple handicaps : mauvaise santé, logements insalubres, absence ou insuffisance de formation professionnelle.<br />
<br />
3.	La croissance privilégie le producteur actif.<br />
Avec le mythe de la croissance et celui de la production, un nouveau clivage apparaît : entre les producteurs et les non-producteurs : inactifs, chômeurs.<br />
L’inégalité est d’ordre financier, mais aussi d’ordre psychologique : se sentir étranger à une société fondée sur la production, une société où l’importance du pouvoir d’achat est fondamental.<br />
<br />
4.	La croissance suscite des inégalités autres que pécuniaires.<br />
La croissance économique suppose une division des tâches : ainsi apparaît une différenciation entre ceux qui exercent un métier intéressant et ceux qui ne sont que les serviteurs dociles d’une machine.<br />
De plus, la croissance implique la mobilité et la reconversion. De ce fait, un nouveau clivage apparaît entre ceux qui peuvent bénéficier des changements et ceux qui ne peuvent que les subir.<br />
<br />
<br />
Ainsi tout ceci qui pourrait correspondre au mal-être évoqué n’est pas remis en question.<br />
Ce qui pose problème n’est pas la croissance mais la mesure du revenu selon ce discours.<br />
Pourtant, c’est bien la croissance qui nous pose problème. Je me souviens d’interviews avant les élections de 2007 et j’avais l’impression que toute la France était devenue experte en macroéconomie. Dire qu’il fallait absolument une croissance soutenue pour que les emplois augmentent ne posait de problème à personne. C’est à ce moment que j’aurais bien voulu écouter la démonstration de cette conclusion car elle ne m’est toujours pas évidente.<br />
Sans tomber dans la radicalité de l’économiste François Partant, avec son livre « la fin du développement », qui prône une décroissance, je pense juste que l’économie n’est pas tout, d’ailleurs cette matière au lycée s’appelait sciences économiques et sociales mais même le social se faisait bouffer par l’économique pendant les cours.<br />
Faire corriger l’évaluation de la richesse à travers le PNB par des économistes, cela reviendra à substituer des critères par d’autres mais lire « La Misère du Monde » de Pierre Bourdieu pourrait être très instructif pour tout partisan du bien-être social. En effet, c’est un livre dont les seuls chiffres sont ceux de la numérotation des pages par contre il y a des dizaines de catégories socioprofessionnelles qui y sont interrogées sur leurs difficultés, sur leurs façons de vivre au quotidien et sur leurs aspirations. Ca vaut tous les thermomètres économiques qui finissent souvent par blesser l’endroit sondé.</description>
			<guid isPermaLink="false">18@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Et je commence l’année sur une déclaration entendue hier et que je retranscris ici :<br />
<br />
« Et c’est avec la même volonté de mettre en œuvre une politique de civilisation que je souhaite engager une réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives car si nous restons prisonniers de la vision restrictive du PNB, nous ne pouvons pas espérer changer nos comportements et nos façons de penser. Si les critères, si les indicateurs [reprise du texte] de la richesse restent les mêmes comment allons-nous changer notre façon de produire et notre façon de réfléchir ?<br />
Pour tout changer [petit coup dans le micro], nous avons besoin d’abord de changer nos critères de jugement, nous avons besoin de prendre en compte la qualité et pas seulement la quantité.<br />
Si nous voulons favoriser un autre type de croissance, il faut changer notre instrument [petite défaillance] de mesure de la croissance. Là encore la France veut donner l’exemple en prenant l’initiative de réunir un groupe d’experts [passage lu rapidement] internationaux de très haut niveau pour réfléchir aux limites de notre comptabilité nationale et du PNB et à la meilleure manière de les surmonter pour que la mesure du progrès économique soit plus complète, pour qu’elle prenne mieux en compte les conditions réelles et la qualité de vie des français qui n’en peuvent plus [passage réapproprié] de l’écart grandissant entre des statistiques qui affichent un progrès continu et des difficultés croissantes qu’ils éprouvent dans leur vie quotidienne.<br />
Ca mine la confiance car plus personne ne croit dans les statistiques.<br />
[Prenant un ton sentencieux] Deux prix Nobels d’économie qui ont beaucoup travaillé sur ces questions ont accepté [un silence] de conduire cette réflexion, Amartya Sen a accepté de m’apporter ses conseils et Joseph Stiglitz de présider le comité d’experts.<br />
Je les en remercie, leurs compétences internationales seront extrêmement précieuses pour la définition de ces nouveaux critères.<br />
[Grand soupir de soulagement, ouf c’est passé] »<br />
<br />
Alors non ça n’est pas passé et j’aimerais vraiment revenir sur ce pan du discours car la matière qu’elle vise ne m’est pas complètement étrangère.<br />
Il est très étrange dans tout ce verbiage que l’orateur ait pris pour cible le PNB (ou produit national brut) car un économiste pour mesurer la performance utilise le PIB (ou produit intérieur brut). Mais peut-être n’est-ce pas du tout une erreur.<br />
<br />
En effet, si l’on veut schématiser, le PNB En France est l’ensemble des revenus de tous les français. Il est calculé tous les ans et sert à des obsédés du chiffre et de la virgule à sortir le top 50 des pays riches. Le PIB sert à mesurer la croissance économique d’un pays en ajoutant toute la création de valeur d’une année. Ce calcul peut être obscur mais il faut se rappeler que l’on paye tous une Taxe sur la Valeur Ajoutée et donc cette valeur ajoutée devient plus facile à cerner.<br />
<br />
Tout économiste sait que le PNB ne veut rien dire à lui tout seul et ça n’est pas nouveau, ça date même du collège en quatrième (promotion 1989) où mon prof d’histoire géo M. Fortier semblait plus moderne que mon président actuel.<br />
C’est donc le PIB qui est scruté scrupuleusement par nos économistes de politique chaque trimestre pour nous dire selon l’évolution de ce PIB si nous sommes en train de voir ce chiffre beaucoup augmenter ou faiblement augmenter mais il semble aujourd’hui acquis que ce chiffre ne peut qu’aller de l’avant.<br />
Ne pas avoir utilisé le terme « PIB » ne me semble pas innocent du tout car ce critère ne va justement pas être remis en question.<br />
Pourtant, il m’a été expliqué un peu après mon collège les conséquences d’une société obsédée par sa croissance :<br />
<br />
1.	Il peut y avoir une élévation du niveau de vie.<br />
<br />
2.	La redistribution des revenus sera plus aisée.<br />
<br />
Mais :<br />
1.	La croissance ne supprime pas les inégalités<br />
<br />
2.	La croissance fait naître une nouvelle pauvreté. La croissance des pays de l’Ouest est fondée sur le profit, et pour l’essentiel sur l’économie de marché qui satisfait d’abord les besoins solvables. L’interventionnisme économique en matière de revenus laisse subsister une pauvreté relative : celle qui touche les personnes qui ne bénéficient pas de la qualité de vie connue de la majorité des citoyens.<br />
De plus, la sensibilité à l’inégalité s’accroît dans une société fondée sur la consommation.<br />
Enfin, une partie de la nouvelle pauvreté n’est pas due à la faiblesse des revenus mais à l’existence de multiple handicaps : mauvaise santé, logements insalubres, absence ou insuffisance de formation professionnelle.<br />
<br />
3.	La croissance privilégie le producteur actif.<br />
Avec le mythe de la croissance et celui de la production, un nouveau clivage apparaît : entre les producteurs et les non-producteurs : inactifs, chômeurs.<br />
L’inégalité est d’ordre financier, mais aussi d’ordre psychologique : se sentir étranger à une société fondée sur la production, une société où l’importance du pouvoir d’achat est fondamental.<br />
<br />
4.	La croissance suscite des inégalités autres que pécuniaires.<br />
La croissance économique suppose une division des tâches : ainsi apparaît une différenciation entre ceux qui exercent un métier intéressant et ceux qui ne sont que les serviteurs dociles d’une machine.<br />
De plus, la croissance implique la mobilité et la reconversion. De ce fait, un nouveau clivage apparaît entre ceux qui peuvent bénéficier des changements et ceux qui ne peuvent que les subir.<br />
<br />
<br />
Ainsi tout ceci qui pourrait correspondre au mal-être évoqué n’est pas remis en question.<br />
Ce qui pose problème n’est pas la croissance mais la mesure du revenu selon ce discours.<br />
Pourtant, c’est bien la croissance qui nous pose problème. Je me souviens d’interviews avant les élections de 2007 et j’avais l’impression que toute la France était devenue experte en macroéconomie. Dire qu’il fallait absolument une croissance soutenue pour que les emplois augmentent ne posait de problème à personne. C’est à ce moment que j’aurais bien voulu écouter la démonstration de cette conclusion car elle ne m’est toujours pas évidente.<br />
Sans tomber dans la radicalité de l’économiste François Partant, avec son livre « la fin du développement », qui prône une décroissance, je pense juste que l’économie n’est pas tout, d’ailleurs cette matière au lycée s’appelait sciences économiques et sociales mais même le social se faisait bouffer par l’économique pendant les cours.<br />
Faire corriger l’évaluation de la richesse à travers le PNB par des économistes, cela reviendra à substituer des critères par d’autres mais lire « La Misère du Monde » de Pierre Bourdieu pourrait être très instructif pour tout partisan du bien-être social. En effet, c’est un livre dont les seuls chiffres sont ceux de la numérotation des pages par contre il y a des dizaines de catégories socioprofessionnelles qui y sont interrogées sur leurs difficultés, sur leurs façons de vivre au quotidien et sur leurs aspirations. Ca vaut tous les thermomètres économiques qui finissent souvent par blesser l’endroit sondé. ]]></content:encoded>
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			<dc:date>2008-01-09T13:07:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>A l'accordage</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=17</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=17#comm</comments>
			<description>Comment ne pas avoir tort quand toutes les personnes qui vous contredisent pensent avoir raison ?<br />
C’est la question que je me suis posée un mardi, mais vous dire la date je ne saurais plus. Je me souviens juste avoir envoyé un e-mail dans lequel figurait la phrase « nous nous sommes parlé » et un œil par-dessus mon épaule est venu s’écrier « é-s ». C’est là que la guerre a commencé et tout le monde est venu voir pour qui il voulait prendre parti. Le résultat était plutôt assez unanime contre moi et c’est à peu près à ce moment que je me suis demandé si c’était bien les meilleurs qui étaient du côté de la loi des plus forts.<br />
Par esprit de vengeance différée (la seule que je connaisse n’ayant pas un esprit de contradiction assez vif), je tiens à poser la règle pour l’apprendre enfin par cœur car ça va toujours mieux en l’écrivant clairement et je pense qu’à l’avenir je concevrai mieux.<br />
Cela concerne donc les verbes transitifs et intransitifs employés pronominalement.<br />
<br />
Si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, on emploierait le verbe avoir mais ça ferait moche (comme de dire un « ar – en – ciel » ou « canal plu » car la consonne de la fin ne se prononce pas mais c’est une autre histoire avec d’autres protagonistes qui disaient « un coûtE » ou le symétrique de plus qui est « moinsse »). Donc, on utilise le verbe « être » mais on se pose les mêmes questions d’invariabilité qu’avec le verbe « avoir ».<br />
Ainsi, le participe s’accorde en genre et en nombre avec le pronom si celui-ci est complément d’objet direct et dans le cas contraire, le participe est invariable.<br />
<br />
Exemple : elle s’est jetée sur la voiture (Elle a jeté qui ? Elle. Tout le monde, alors, s’accorde à dire qu’elle est un peu conne, donc il y a accord).<br />
<br />
Quand on a posé ce pavé dans la mare, les vagues qui résultent donne la règle suivante : les verbes qui ne peuvent avoir de complément d’objet direct reste invariable. Il en est ainsi de : se ressembler, se plaire, puis se parler, et se sourire, se mentir, puis se suffire alors il y a se déplaire, se succéder, se nuire et finalement se survivre (oui, les films d’amour utilisent beaucoup de participes passés invariables).<br />
<br />
Voilà qui devait être dit, l’histoire n’explique toutefois pas pourquoi l’adjectif invariable est variable ou pourquoi la pilosité, c’est féminin. C’est la conclusion que je voulais avoir, on est peu de chose finalement et si il y avait moins de cons, on aurait plus froid l’hiver.</description>
			<guid isPermaLink="false">17@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Comment ne pas avoir tort quand toutes les personnes qui vous contredisent pensent avoir raison ?<br />
C’est la question que je me suis posée un mardi, mais vous dire la date je ne saurais plus. Je me souviens juste avoir envoyé un e-mail dans lequel figurait la phrase « nous nous sommes parlé » et un œil par-dessus mon épaule est venu s’écrier « é-s ». C’est là que la guerre a commencé et tout le monde est venu voir pour qui il voulait prendre parti. Le résultat était plutôt assez unanime contre moi et c’est à peu près à ce moment que je me suis demandé si c’était bien les meilleurs qui étaient du côté de la loi des plus forts.<br />
Par esprit de vengeance différée (la seule que je connaisse n’ayant pas un esprit de contradiction assez vif), je tiens à poser la règle pour l’apprendre enfin par cœur car ça va toujours mieux en l’écrivant clairement et je pense qu’à l’avenir je concevrai mieux.<br />
Cela concerne donc les verbes transitifs et intransitifs employés pronominalement.<br />
<br />
Si tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, on emploierait le verbe avoir mais ça ferait moche (comme de dire un « ar – en – ciel » ou « canal plu » car la consonne de la fin ne se prononce pas mais c’est une autre histoire avec d’autres protagonistes qui disaient « un coûtE » ou le symétrique de plus qui est « moinsse »). Donc, on utilise le verbe « être » mais on se pose les mêmes questions d’invariabilité qu’avec le verbe « avoir ».<br />
Ainsi, le participe s’accorde en genre et en nombre avec le pronom si celui-ci est complément d’objet direct et dans le cas contraire, le participe est invariable.<br />
<br />
Exemple : elle s’est jetée sur la voiture (Elle a jeté qui ? Elle. Tout le monde, alors, s’accorde à dire qu’elle est un peu conne, donc il y a accord).<br />
<br />
Quand on a posé ce pavé dans la mare, les vagues qui résultent donne la règle suivante : les verbes qui ne peuvent avoir de complément d’objet direct reste invariable. Il en est ainsi de : se ressembler, se plaire, puis se parler, et se sourire, se mentir, puis se suffire alors il y a se déplaire, se succéder, se nuire et finalement se survivre (oui, les films d’amour utilisent beaucoup de participes passés invariables).<br />
<br />
Voilà qui devait être dit, l’histoire n’explique toutefois pas pourquoi l’adjectif invariable est variable ou pourquoi la pilosité, c’est féminin. C’est la conclusion que je voulais avoir, on est peu de chose finalement et si il y avait moins de cons, on aurait plus froid l’hiver. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-12-20T10:57:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Pas de quartisme</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=16</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=16#comm</comments>
			<description>En cette époque difficile d’achats de Noël, je tenais à vous soutenir dans cette épreuve ardue et vous aider dans ces choix.<br />
A l’époque, un sénateur américain avisé avait devisé « pas de quartiers pour nos adversaires, débusquons les et mettons-les dans d’autres quartiers » (McCarthy, 1950) et bien aujourd’hui, c’est un peu la même chose, il faut savoir à qui on offre un cadeau pour savoir que lui choisir.<br />
Ainsi, demandez-lui donc ses préférences politiques et voici que s’ouvre à vous la voie du cadeau idéal…<br />
<br />
Voici donc ma sélection de l’année pour un électeur de droite<br />
- Le livre de Michel Drucker : Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? C’est le même livre que celui de Rachida Dati : une ambition française mais on sait que ça se termine bien pour le personnage à la fin et c’est quand même mieux pour les fêtes.<br />
- Cafetière Nespresso (ou ses capsules) : le café individuel de qualité sans avoir à supporter les bavassages à la machine à café de l’entreprise ou les stupidités au comptoir des brasseries.<br />
- Agenda Filofax (ou sa recharge) : L’accessoire indispensable pour montrer à quel point le temps est précieux et que passer de 39h00 de travail hebdomadaire à 35h00 est une dégradation de la préciosité en France.<br />
- Jeu de société pour les enfants : la bonne paye. Le but bu jeu : se faire le plus de blé. C’est réaliste et on évitera les cases dimanche chômé où l’on voit des tirs aux flancs paresser au soleil car ce sont celles qui font perdre.<br />
<br />
Vient symétriquement une sélection pour celui qui vote à gauche.<br />
- en livre : Le livre de ma mémoire de Danielle Mitterrand. Elle a su rester digne en toute circonstance (et vraiment toutes). En ces temps de querelles de basse-cour dans les partis de l’opposition, c’est un livre de chevet apaisant. De plus, elle rappelle un temps où le caviar n’était pas à droite et à quel meilleur met peut-on songer pour les repas de cette fin d’année ?<br />
- Lecteur de musique mp3 portatif de la marque MATSUI car on a pas besoin d’être estampillé iPod pour diffuser de la musique aux oreilles de tout le monde. C’est en plus, un acte de rébellion face à ces grosses multinationales qui pensent nous influencer par des matraquages publicitaires ruineux par contre, il faudrait soumettre l’idée aux concurrents de dépenser quelques sous quand même pour traduire la notice dans un français compréhensible.<br />
- Chèque cadeau Fnac créée par le camarade Max Théret. Même si l’enseigne a perdu son âme, ça la fichait mal de filer une carte cadeau de la coop qui sont encore en francs, et ça se voit en cliquant <a href="http://www.coop-mineraloel.ch/fr/services/links.htm"  title="" rel='external'>là (lala)</a><br />
- Jeu de société : Le négocio, traitant du commerce équitable et fabriqué en laine de mouton et en fibre de pin. Le but du jeu : se faire le plus de café. <br />
Finalement, ça pourrait être la conclusion, ce qui sépare la gauche et la droite, ce sont sûrement les ingrédients.</description>
			<guid isPermaLink="false">16@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ En cette époque difficile d’achats de Noël, je tenais à vous soutenir dans cette épreuve ardue et vous aider dans ces choix.<br />
A l’époque, un sénateur américain avisé avait devisé « pas de quartiers pour nos adversaires, débusquons les et mettons-les dans d’autres quartiers » (McCarthy, 1950) et bien aujourd’hui, c’est un peu la même chose, il faut savoir à qui on offre un cadeau pour savoir que lui choisir.<br />
Ainsi, demandez-lui donc ses préférences politiques et voici que s’ouvre à vous la voie du cadeau idéal…<br />
<br />
Voici donc ma sélection de l’année pour un électeur de droite<br />
- Le livre de Michel Drucker : Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? C’est le même livre que celui de Rachida Dati : une ambition française mais on sait que ça se termine bien pour le personnage à la fin et c’est quand même mieux pour les fêtes.<br />
- Cafetière Nespresso (ou ses capsules) : le café individuel de qualité sans avoir à supporter les bavassages à la machine à café de l’entreprise ou les stupidités au comptoir des brasseries.<br />
- Agenda Filofax (ou sa recharge) : L’accessoire indispensable pour montrer à quel point le temps est précieux et que passer de 39h00 de travail hebdomadaire à 35h00 est une dégradation de la préciosité en France.<br />
- Jeu de société pour les enfants : la bonne paye. Le but bu jeu : se faire le plus de blé. C’est réaliste et on évitera les cases dimanche chômé où l’on voit des tirs aux flancs paresser au soleil car ce sont celles qui font perdre.<br />
<br />
Vient symétriquement une sélection pour celui qui vote à gauche.<br />
- en livre : Le livre de ma mémoire de Danielle Mitterrand. Elle a su rester digne en toute circonstance (et vraiment toutes). En ces temps de querelles de basse-cour dans les partis de l’opposition, c’est un livre de chevet apaisant. De plus, elle rappelle un temps où le caviar n’était pas à droite et à quel meilleur met peut-on songer pour les repas de cette fin d’année ?<br />
- Lecteur de musique mp3 portatif de la marque MATSUI car on a pas besoin d’être estampillé iPod pour diffuser de la musique aux oreilles de tout le monde. C’est en plus, un acte de rébellion face à ces grosses multinationales qui pensent nous influencer par des matraquages publicitaires ruineux par contre, il faudrait soumettre l’idée aux concurrents de dépenser quelques sous quand même pour traduire la notice dans un français compréhensible.<br />
- Chèque cadeau Fnac créée par le camarade Max Théret. Même si l’enseigne a perdu son âme, ça la fichait mal de filer une carte cadeau de la coop qui sont encore en francs, et ça se voit en cliquant <a href="http://www.coop-mineraloel.ch/fr/services/links.htm"  title="" rel='external'>là (lala)</a><br />
- Jeu de société : Le négocio, traitant du commerce équitable et fabriqué en laine de mouton et en fibre de pin. Le but du jeu : se faire le plus de café. <br />
Finalement, ça pourrait être la conclusion, ce qui sépare la gauche et la droite, ce sont sûrement les ingrédients. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-12-12T16:31:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Les idées qu'on se fait, les faits bien hideux</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=15</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=15#comm</comments>
			<description>Parfois on pense que les garagistes sont des voleurs, parfois on reçoit des amendes et parfois c'est lié.<br />
Alors on écrit ce genre de courrier :<br />
<br />
"	Messieurs,<br />
<br />
<br />
Suite à notre conversation téléphonique de ce jour, je vous envoie par la présente une copie de l’amende majorée reçue ce matin par pli postal.<br />
Je me permets de vous faire remarquer que la date correspond en tout point à la date de votre intervention sur mon véhicule et l’horaire est antérieur à celui du paiement de vos services.<br />
Je vous saurais donc gré de m’envoyer par courrier un chèque de 77,08 € à mon ordre personnel expliqué comme suit :<br />
<br />
-	75 € pour l’amende dont je dois m’acquitter en nom propre<br />
-	0.54 € correspondant au timbre d’envoi de cette lettre<br />
-	0.54 € correspondant au timbre d’envoi pour le règlement de l’amende dont je devrais m’acquitter<br />
-	1 € pour la photocopie de cet extrait de majoration d’amendes expédiée ici en pièce jointe.<br />
Sachez en outre que je trouve blâmable d’avoir eu à effectuer toutes ces recherches pour une infraction dont je n’étais pas le responsable. Je vous fais pourtant grâce de ce temps perdu et des moyens qu’il m’a fallu mettre en œuvre pour retrouver l’origine de cette erreur. J’espère donc un traitement rapide de cette affaire de votre part afin qu’elle ne s’aggrave pas."<br />
<br />
Note de l'auteur: Il a de la chance que je bosse pas sinon je lui aurais mis mon taux horaire.</description>
			<guid isPermaLink="false">15@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Parfois on pense que les garagistes sont des voleurs, parfois on reçoit des amendes et parfois c'est lié.<br />
Alors on écrit ce genre de courrier :<br />
<br />
"	Messieurs,<br />
<br />
<br />
Suite à notre conversation téléphonique de ce jour, je vous envoie par la présente une copie de l’amende majorée reçue ce matin par pli postal.<br />
Je me permets de vous faire remarquer que la date correspond en tout point à la date de votre intervention sur mon véhicule et l’horaire est antérieur à celui du paiement de vos services.<br />
Je vous saurais donc gré de m’envoyer par courrier un chèque de 77,08 € à mon ordre personnel expliqué comme suit :<br />
<br />
-	75 € pour l’amende dont je dois m’acquitter en nom propre<br />
-	0.54 € correspondant au timbre d’envoi de cette lettre<br />
-	0.54 € correspondant au timbre d’envoi pour le règlement de l’amende dont je devrais m’acquitter<br />
-	1 € pour la photocopie de cet extrait de majoration d’amendes expédiée ici en pièce jointe.<br />
Sachez en outre que je trouve blâmable d’avoir eu à effectuer toutes ces recherches pour une infraction dont je n’étais pas le responsable. Je vous fais pourtant grâce de ce temps perdu et des moyens qu’il m’a fallu mettre en œuvre pour retrouver l’origine de cette erreur. J’espère donc un traitement rapide de cette affaire de votre part afin qu’elle ne s’aggrave pas."<br />
<br />
Note de l'auteur: Il a de la chance que je bosse pas sinon je lui aurais mis mon taux horaire. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-12-07T12:33:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Comme une épée dans la mer</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=14</link>
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			<description><p style="text-align:center;"><img src="http://deanmarkley.arfe.net/blog/images/dansmarue.jpg" style="border:8px solid" title="" alt="" class="pivot-image" /></p>Ce matin en écoutant les infos, j’apprenais que des insurgés de la périphérie parisienne avaient pris la rue d’assaut. Moi ça m’est arrivé il y a 6 mois. En effet, une envie irrépressible de manger des croissants m’a poussé à sortir dans la rue.<br />
Nous étions un dimanche matin, j’étais là (et las) et le trottoir était vide. Seuls quelques promeneurs de chien solitaires se promenaient, la crotte à la main et les caniveaux se remettaient tout juste de leur nuit agitée par les fêtards du samedi soir qui ne sont pas avares de mégots et autres paquets de cigarettes vides.<br />
J’en étais là (et pas las) de mes considérations quand une peinture effectuée à même le sol attira mon regard. Mes lèvres étant gercées par cet environnement peu réjouissant, je n’ai pas souri. Mais depuis quelques temps, j’ai l’impression que ce dessin urbain n’est pas si isolé dans cette grande rue du 7e arrondissement et qu’un mouvement se met en marche pour le relayer.</description>
			<guid isPermaLink="false">14@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ <p style="text-align:center;"><img src="http://deanmarkley.arfe.net/blog/images/dansmarue.jpg" style="border:8px solid" title="" alt="" class="pivot-image" /></p>Ce matin en écoutant les infos, j’apprenais que des insurgés de la périphérie parisienne avaient pris la rue d’assaut. Moi ça m’est arrivé il y a 6 mois. En effet, une envie irrépressible de manger des croissants m’a poussé à sortir dans la rue.<br />
Nous étions un dimanche matin, j’étais là (et las) et le trottoir était vide. Seuls quelques promeneurs de chien solitaires se promenaient, la crotte à la main et les caniveaux se remettaient tout juste de leur nuit agitée par les fêtards du samedi soir qui ne sont pas avares de mégots et autres paquets de cigarettes vides.<br />
J’en étais là (et pas las) de mes considérations quand une peinture effectuée à même le sol attira mon regard. Mes lèvres étant gercées par cet environnement peu réjouissant, je n’ai pas souri. Mais depuis quelques temps, j’ai l’impression que ce dessin urbain n’est pas si isolé dans cette grande rue du 7e arrondissement et qu’un mouvement se met en marche pour le relayer. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-11-27T13:36:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Mon passé me fait face</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=13</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=13#comm</comments>
			<description><img src="http://deanmarkley.arfe.net/blog/images/kriskross.jpg" style="float:left;margin-right:10px;margin-bottom:5px;border:8px solid" title="" alt="" class="pivot-image" />Tout a commencé au cours d’une soirée où tout le monde parlait de tout et on a forcément abordé la question du n’importe quoi. Le sujet d’Internet a donc été évoqué et à la surprise générale, tout le monde appartenait à un site communautaire.<br />
<br />
Là, je me suis rappelé d’une réflexion qui avait commencé à l’ouverture de la TV perso de Free. Je me souviens avoir allumé la télé là-dessus et avoir visionné pendant un bon quart d’heure une famille complète en pyjama qui faisait des grands signes en direct devant la caméra dans le lit conjugal. Ainsi, j’ai envie de dire que, dans dix ans, on aura des dossiers comme jamais auparavant sur tout le monde : leurs photos de vacances (merci flickr), leurs films perso où ils dansent la tektonik dans leur studio de 19m2 (merci youtube), leurs amis de l’époque (merci facebook), même leur CV pas encore trop trafiqué(merci viadéo) et leurs goûts musicaux datés (merci myspace).<br />
<br />
Pour expliquer le problème de tout ça, je vais juste vous donner un exemple. Citez votre premier disque acheté et sans triche. Si, si le vrai premier disque, celui qui vous a ému alors qu’il allait à l’encontre du goût de vos parents qui ne voulaient donc pas vous le financer et vous avez dû piquer en plusieurs fois dans l’argent du pain pour satisfaire ce besoin irrépressible de posséder matériellement l’objet de votre affirmation personnelle de caractère.<br />
Pour moi, c’était Kris Kross et dire que j’assume totalement est un bien grand mot.</description>
			<guid isPermaLink="false">13@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ <img src="http://deanmarkley.arfe.net/blog/images/kriskross.jpg" style="float:left;margin-right:10px;margin-bottom:5px;border:8px solid" title="" alt="" class="pivot-image" />Tout a commencé au cours d’une soirée où tout le monde parlait de tout et on a forcément abordé la question du n’importe quoi. Le sujet d’Internet a donc été évoqué et à la surprise générale, tout le monde appartenait à un site communautaire.<br />
<br />
Là, je me suis rappelé d’une réflexion qui avait commencé à l’ouverture de la TV perso de Free. Je me souviens avoir allumé la télé là-dessus et avoir visionné pendant un bon quart d’heure une famille complète en pyjama qui faisait des grands signes en direct devant la caméra dans le lit conjugal. Ainsi, j’ai envie de dire que, dans dix ans, on aura des dossiers comme jamais auparavant sur tout le monde : leurs photos de vacances (merci flickr), leurs films perso où ils dansent la tektonik dans leur studio de 19m2 (merci youtube), leurs amis de l’époque (merci facebook), même leur CV pas encore trop trafiqué(merci viadéo) et leurs goûts musicaux datés (merci myspace).<br />
<br />
Pour expliquer le problème de tout ça, je vais juste vous donner un exemple. Citez votre premier disque acheté et sans triche. Si, si le vrai premier disque, celui qui vous a ému alors qu’il allait à l’encontre du goût de vos parents qui ne voulaient donc pas vous le financer et vous avez dû piquer en plusieurs fois dans l’argent du pain pour satisfaire ce besoin irrépressible de posséder matériellement l’objet de votre affirmation personnelle de caractère.<br />
Pour moi, c’était Kris Kross et dire que j’assume totalement est un bien grand mot. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-11-20T18:15:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Là-bas, sur la grève</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=12</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=12#comm</comments>
			<description>Entendu ce matin-même entre deux portes cochères :<br />
"De toute façon, je ne connais personne qui soutient ce mouvement. Nan mais c'est vrai, On en a ras le bol des grévistes pas vous ?"<br />
J'ai baissé les yeux en esquissant un "oui" à peine audible.<br />
Il y a des matins où je me sens méprisable.</description>
			<guid isPermaLink="false">12@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Entendu ce matin-même entre deux portes cochères :<br />
"De toute façon, je ne connais personne qui soutient ce mouvement. Nan mais c'est vrai, On en a ras le bol des grévistes pas vous ?"<br />
J'ai baissé les yeux en esquissant un "oui" à peine audible.<br />
Il y a des matins où je me sens méprisable. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-11-19T18:23:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Eloge de la facilité</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=11</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=11#comm</comments>
			<description>Quelles sont les vérités qui guident le monde. J’essaie jour après jour de les déchiffrer pour pouvoir les adopter et ça me fait un but à long terme dans la vie, ce qui est assez rare à part pour les mystiques ou les gardiens de la paix.<br />
Dans cette recherche, une réflexion m’est venue après l’énonciation de l’expression « Ce serait trop facile de… » sachant que ce qui suit généralement est une énormité absurde. C’est en substance ce que j’ai entendu ce matin dans la bouche de journalistes qui rapportaient la réponse d’un président français actuel à la question : cela ne coûte-t-il pas trop cher de faire des conseils de ministres qui doivent se déplacer avec un porte-avion et une escouade de quelques milliers de militaires et autres soldats de l’Ordre ?<br />
L’absurdité qui terminait la réponse de ce matin fut « trop facile de rester dans son bureau à ne rien faire ».<br />
Ca m’a fait penser que la facilité était drôlement décriée et la difficulté louée alors qu’il est fréquent de penser qu’une vie de misère est difficile et que la vie des nantis semble facile. C’est pourtant cette dernière que tout le monde apprécierait si j’en juge par le nombre de touristes en guenille qui se promènent dans l’avenue Montaigne. Ne croyez donc pas les personnes qui disent agir dans un souci de difficulté à moins qu’ils n’habitent dans une grotte sans eau ni électricité et qu’il fasse leurs habits eux-mêmes (j’ai pas trouvé plus difficile mais c’est parce que je suis un piètre couturier).<br />
<br />
En conclusion je dois avouer que j’ai depuis longtemps une certitude, c’est que les fainéants n’existent pas. Ca va inquiéter pas mal de copains qui ne vont plus savoir comment se caractériser à présent. En effet, je suis persuadé que celui qu’on désigne comme fainéant n’est rien d’autre que quelqu’un dont la taille des désillusions dépasse la taille de ses capacités estimées. Ca n’a l’air de rien mais au moins, ça va rassurer ma famille.</description>
			<guid isPermaLink="false">11@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Quelles sont les vérités qui guident le monde. J’essaie jour après jour de les déchiffrer pour pouvoir les adopter et ça me fait un but à long terme dans la vie, ce qui est assez rare à part pour les mystiques ou les gardiens de la paix.<br />
Dans cette recherche, une réflexion m’est venue après l’énonciation de l’expression « Ce serait trop facile de… » sachant que ce qui suit généralement est une énormité absurde. C’est en substance ce que j’ai entendu ce matin dans la bouche de journalistes qui rapportaient la réponse d’un président français actuel à la question : cela ne coûte-t-il pas trop cher de faire des conseils de ministres qui doivent se déplacer avec un porte-avion et une escouade de quelques milliers de militaires et autres soldats de l’Ordre ?<br />
L’absurdité qui terminait la réponse de ce matin fut « trop facile de rester dans son bureau à ne rien faire ».<br />
Ca m’a fait penser que la facilité était drôlement décriée et la difficulté louée alors qu’il est fréquent de penser qu’une vie de misère est difficile et que la vie des nantis semble facile. C’est pourtant cette dernière que tout le monde apprécierait si j’en juge par le nombre de touristes en guenille qui se promènent dans l’avenue Montaigne. Ne croyez donc pas les personnes qui disent agir dans un souci de difficulté à moins qu’ils n’habitent dans une grotte sans eau ni électricité et qu’il fasse leurs habits eux-mêmes (j’ai pas trouvé plus difficile mais c’est parce que je suis un piètre couturier).<br />
<br />
En conclusion je dois avouer que j’ai depuis longtemps une certitude, c’est que les fainéants n’existent pas. Ca va inquiéter pas mal de copains qui ne vont plus savoir comment se caractériser à présent. En effet, je suis persuadé que celui qu’on désigne comme fainéant n’est rien d’autre que quelqu’un dont la taille des désillusions dépasse la taille de ses capacités estimées. Ca n’a l’air de rien mais au moins, ça va rassurer ma famille. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-10-31T16:06:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
		<item>
			<title>Les psy causent</title>
			<link>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=10</link>
			<comments>http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/entry.php?id=10#comm</comments>
			<description>Mélanie Klein a analysé sa propre fille et résultat des courses : à la suite de violentes disputes, elles ont cessé toute relation.<br />
Anna Freud a psychanalysé Marilyn Monroe. Aux dernières nouvelles, celle-ci s’était toujours suicidée.<br />
Françoise Dolto a un fils qui a chanté Tirelipimpon sur le Chihuahua à 46 ans.<br />
Je devrais me méfier de la psychanalyse, pourtant, c’est la seule qui pourrait m’expliquer pourquoi la découverte de tumeurs chez ma mère me rend aussi triste.</description>
			<guid isPermaLink="false">10@http://deanmarkley.arfe.net/blog/pivot/</guid>
			<content:encoded><![CDATA[ Mélanie Klein a analysé sa propre fille et résultat des courses : à la suite de violentes disputes, elles ont cessé toute relation.<br />
Anna Freud a psychanalysé Marilyn Monroe. Aux dernières nouvelles, celle-ci s’était toujours suicidée.<br />
Françoise Dolto a un fils qui a chanté Tirelipimpon sur le Chihuahua à 46 ans.<br />
Je devrais me méfier de la psychanalyse, pourtant, c’est la seule qui pourrait m’expliquer pourquoi la découverte de tumeurs chez ma mère me rend aussi triste. ]]></content:encoded>
			<dc:subject>default</dc:subject>
			<dc:date>2007-10-25T17:42:00+02:00</dc:date>
		</item>
		
		
		
	</channel>
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